Aide surendettement

Le nombre des ménages demandant une aide surendettement est en augmentation continuelle, il est aujourd’hui très urgent que le pouvoir public tout comme le monde des finances trouve une solution à ce fléau, ou au moins l’endiguer afin qu’il ne devienne un vrai danger. En fait, le surendettement, c’est le fait qu’un ménage, une personne n’arrive plus à honorer ses dettes suite à un accident de la vie comme le chômage ou bien le divorce. Brusquement les revenus ont fortement baissé, alors qu’on doit faire face à toutes sortes de dépenses fixes incompressibles tel le loyer, les factures d’eau et d’électricité, les impôts entre autres. De l’autre coté, le remboursement des prêts bancaires pour l’achat d’une voiture est un casse tête, le foyer est asphyxié, et est à terre. Il est désemparé voire même désarmé et se demande, comment on est arrivé à cette fâcheuse situation? Un cauchemar ! A vrai dire, on est tous victime du système car la situation sociale et économique se dégrade suite à une récession d’une grande ampleur au début de ce troisième millénaire. Ce qui n’est pas le cas dans les années 80, 90 où à cette époque, le surendettement était d’origine bancaire. Les personnes surendettées étaient montrées du doigt, jugées incapables de résister aux sirènes de la société de consommation ou de prévoir l’avenir de manière responsable, bref les archétypes modernes de la cigale de la Fontaine. Quand à l’aide surendettement, elle existe mais les victimes ne la prend en compte  qu’en dernier recours ou ne la savent pas  par ignorance. Trop tard pour certains d’entre eux, ce qui est regrettable vu l’ampleur de l’enjeu. D’abord, il faut évaluer le degré surendettement : si chaque fin du mois ressemble à un parcours de combattant, il est urgent de réagir !

Aide surendettement et tableau mensuel de la finance

Etablir le tableau mensuel de la finance : les ressources d’un coté et les dépenses de l’autre et analyser la situation : dans certains cas, des mesures simples peuvent résoudre le problème comme supprimer les dépenses superflues ou vendre un véhicule coûteux. Surtout ne pas céder à la panique car un manque de trésorerie passager n’est pas synonyme de surendettement. Si malgré tout, le déficit persiste, on devra sans attendre prendre contact avec les créanciers dans le but d’aménager un plan de remboursement. Il y a aussi une autre aide surendettement comme le rachat de crédits. Elle peut contribuer à sortir de cette impasse et améliorer durablement la situation financière. Une opération de rachat consiste à regrouper l’ensemble des crédits, ou  une partie, et d’en faire un crédit unique, avec une seule mensualité et un seul taux sans changer de banque et avec une réduction des mensualités. Les organismes spécialistes de cette opération sont légions. Avec ce type d’aide surendettement, il existe plusieurs variantes selon que le débiteur soit propriétaire ou en phase de l’être ou bien  locataire. Mais  il faut savoir que le rachat ne résout pas toutes les situations car certains cas vont au delà des possibilités de rachat de crédits malgré certaines publicités peu scrupuleuses. Il y a ensuite la plus usité actuellement, c’est de recourir à une commission de surendettement. Un outil d’aide surendettement de la dernière chance.  La dite commission est chargée de venir en aide aux personnes qui sont incapables de rembourser leurs dettes, dans le but de trouver une solution de conciliation avec leurs créanciers. Cette aide surendettement qu’est de solliciter la commission est lourde de conséquences. Donc, elle ne doit pas être prise à la légère et ne doit être adopté qu’en dernier recours. La première conséquence logique de sa saisie étant le fichage automatique à la FCIP du débiteur. Tous les organismes de crédit peuvent consulter ce document. Après avoir étudié le dossier de surendettement, plusieurs scenarios peuvent se présenter. Il est recevable ce qui signifie qu’un travail de profondeur a été fait avant (évaluation, investigation, audition). Ensuite, la conciliation des deux parties sur les modalités de redressement. Si aucune entente n’est trouvée, la commission émettra des recommandations qui se traduiront par une procédure de rétablissement personnel. Un plan amiable négocié en sort comme le report ou le rééchelonnement du remboursement des dettes, la remise des dettes etc. Les possibilités sont calculées de façon à laisser de quoi subvenir aux besoins courants du débiteur. Une multitude de conditions accompagnent ce plan et que les parties doivent respecter scrupuleusement. Dans le cas des situations désespérées, le moratoire s’applique comme la suspension de l’exigibilité des créances et durant une période définie par la loi.  Si le débiteur demeure insolvable, l’effacement total ou partiel de la dette sera recommandé.  Enfin si  le débiteur ne parvient pas à honorer ses dettes et, qu’il possède des biens, on est en face d’une liquidation judiciaire : les biens seront mis en vente pour rembourser les dettes.

Ces quelques exemples d’aide surendettement sont très éloquents sur le chantier qui reste à faire. Pour conclure, il est grand temps de prendre le taureau par les cornes ; les solutions existent pour que ce fléau ne progresse plus. Comme celle d’éduquer la population à bien gérer leur finance, faire une campagne de sensibilisation sur les tenants et aboutissants du système de crédit, sur la société de consommation. Quand aux hommes de loi et au pouvoir public, il y a urgence sur ce qu’ils doivent faire  dans leur domaine respectif car le mal a fait déjà des dizaines de milliers de victimes chaque année. Oui une aide surendettement est l’affaire de tout un chacun surtout en ces temps difficiles.