Surendettement des particuliers

Le surendettement des particuliers est en plein essor en cette période. Après la crise financière vécue au cours de l’année 2008, un contexte qui a abouti à de grandes difficultés au niveau des entreprises, des baisses notables de chiffre d’affaires même pour les entrepreneurs individuels et qui a aussi coûté la perte de nombreux emplois, le revenu de plusieurs ménages s’est également affaibli. D’autre part, ce surendettement est du essentiellement à la croissance de l’utilisation des crédits à la consommation : crédit revolving, réserve d’argent, crédit permanent, prêt à la consommation etc. Ce fléau qu’est le surendettement des particuliers est également le résultat de la hausse vertigineuse du prix d’acquisition des biens immobiliers, l’échéance pourrait durer jusqu’à 30 ans et à l’augmentation du coût du loyer. Ces réalités qui crèvent le budget familial, couplées à l’évolution à la hausse de l’inflation en général ne fait qu’empirer les choses. Du coup, de plus en plus de foyers utilisent les types de crédit cités en haut comme bouée de sauvetage afin de boucler les fins du mois difficiles entrainant tout le monde dans un cycle infernal sans fin. Un dérèglement du système en quelques sortes. En général, un crédit à la consommation sert à l’achat d’un bien immobilier comme une maison et non pour acheter les nourritures par exemple.

Responsabilité envers ce surendettement des particuliers

Cette utilisation non rationnelle de ces crédits a  aussi une large part de responsabilité à ce surendettement des particuliers. Tout le monde achète à tort et à travers, achat sans mure réflexion et qui fera un effet boule de neige à la fin. Autre cause qui a conduit à cette impasse, c’est essentiellement un accident de la vie comme le chômage, le divorce etc. Soudain on assiste à une diminution brutale des ressources qui, de facto, entraine un bouleversement dans les ménages.  Une partie de la population s’engouffre de plus en plus dans la précarité et elle est une vraie source de tension sociale qui pourrait exploser à tout moment. En un mot, c’est un type de surendettement des particuliers dit passif. Ils sont les victimes du système et ils représentent une grande partie de ceux qui demandent une aide au pouvoir public. La lutte contre ce type de surendettement ne peut passer que par une amélioration de la conjoncture économique et sociale globale.

A l’inverse, le surendettement est appelé actif car il est le fruit d’une mauvaise gestion, d’excès de crédit. Plus particulièrement un surendettement occasionné par un excès de crédit sans modification de ressources. Ils sont en baisse par rapport aux années précédentes mais restent une menace pour les établissements de crédits. C’était d’ailleurs à cause de ce type de surendettement qu’est né la crise du secteur financier aux Etats-Unis, l’incapacité de plusieurs ménages qui n’ont pu rembourser leurs prêts immobiliers et qui a par la suite entraîné la faillite de grands établissements comme Lehman Brothers. Pour faire diminuer ce genre de surendettement des particuliers, il faut développer les établissements qui s’occupent des crédits responsables et aussi, la réactivation sans cesse du FCIP, ce qui permet de mettre à jour tous les fichiers qui s’y trouvent. L’éducation financière du grand public n’est pas en reste car elle est à la base de tout ceci.

Le monde d’aujourd’hui est un milieu où la finance tient un rôle prépondérant. En analysant bien, le profil des personnes surendettées sont le suivant : la grande majorité vivent seuls (célibataire, veufs, divorcés, séparés) et elle est constante évolution. En effet, les couples représentent les trois quart des ménages ayant un crédit en 2007. Donc le crédit n’est pas en soi un élément explicatif de ces situations mais plutôt, la situation de famille et le nombre de sources de revenus pouvant amortir le choc en cas d’accident de la vie. Comme on l’a déjà écrit, ce sont des personnes qui vivent dans la précarité. Ils sont à faibles revenus et disposant de peu de patrimoine. Ainsi ils sont très vulnérables face aux aléas de la vie, ce qui explique leur pourcentage très élevé par rapport aux autres. La pauvreté est donc l’une des causes du surendettement des particuliers, en conséquence le pouvoir public demeure le principal responsable. Il faut qu’il  trouve les solutions pour amortir le choc et, partant de cela, faire diminuer le nombre de gens frappés par le phénomène.

Les entités concernées par le surendettement des particuliers doivent se tendre la main afin qu’il ne soit trop tard car cela perdure, tout le système va s’écrouler. C’est ce qui s’était passé aux Etats-Unis avec les conséquences que tout le monde connait. D’ailleurs, on ne pouvait échapper à cette crise qui venait des Amériques car on vit en interdépendance les uns et les autres. La banque route des géants du secteur financier américaine illustre bien ce qu’est une faillite, faillite due au surendettement des particuliers qui n’arrivent plus à payer leur dus à cause de la crise sur l’immobilier. A côté de l’inconfort au quotidien causé par cet endettement excessif, les conséquences sociales de cette accumulation de crédit qui est de plus en plus difficile à gérer sera encore une autre histoire. Une fois que les créanciers l’auront appris et que le pouvoir public à travers la commission de surendettement est saisi, personne ne peut plus faire machine arrière. Une longue procédure de fichage de la personne concernée au FICP sera lancée, pour classer ensuite le surendetté dans le fichier des interdits bancaires. C’est une vraie matière à réflexion pour tout le monde et, en particulier pour les consommateurs.